Quelle traduction utiliser ?

Notre conseil est de ne pas utiliser une seule, mais plusieurs traductions. (Voir la liste, non exhaustive, en fin de document, sur quelques traductions disponibles en français).

Certains lecteurs de la Bible qui utilisent la même version depuis plusieurs années, peuvent s’installer dans une sorte de lecture routinière. L’esprit se “ fixe ” sur une seule version et certains passages peuvent alors facilement perdre de leur portée. Alors qu’à la lumière de deux, trois ou plusieurs traductions de la Bible, certains passages peuvent se révéler réellement plus clairs. De nouvelles facettes de compréhension peuvent voir le jour, ainsi qu’un autre point de vue et une autre vision du passage étudié. Et tout cela encore plus particulièrement s’il s’agit d’une traduction moderne.

Les deux grands types de traduction : tradition ou modernité ?
Il nous faut en premier lieu, distinguer les deux grands types de traduction biblique :
- Les traductions traditionnelles : Elles présentent une traduction plutôt littérale et s’attachent à montrer comment le texte a été dit.
- Les traductions modernes : Elles présentent un langage actuel et s’attachent à montrer ce qui a été dit.

Notre objectif ici n’est pas de favoriser un type de traduction ou une version en particulier, mais plutôt d’encourager tous les lecteurs (néophytes ou pas) de la Bible à utiliser parallèlement ces deux types de traduction.

Les traductions modernes présentent le texte biblique dans un langage actuel, accessible à tous en écartant tout ce qui peut être trop “ populaire ”, “ familier ”, “ vieillot ”, ou trop “ littéraire ”.
Ces traductions peuvent non seulement faciliter la compréhension de la Bible pour le néophyte, (ne bénéficiant pas d’une initiation biblique préalable), mais elles peuvent également amener de nouvelles lumières de compréhension au lecteur davantage familiarisé avec la Bible.
Les traducteurs modernes sont des étudiants de la Bible responsables, traduisant les textes originaux à la lumière des découvertes théologiques, linguistiques, ethnologiques et archéologiques, dans le but de communiquer le sens des Écritures dans un langage moderne et accessible au plus large public. Ces traducteurs cherchent à respecter la syntaxe du français moderne, en formulant le texte biblique dans des phrases de structure simple, tout en s’efforçant de conserver le sens originel des Écritures et la qualité littéraire des passages poétiques (Psaumes, Cantique...).
Leur travail permet d’allier fidélité aux textes originaux et compréhensibilité. 

Toutes aussi utiles, les traductions traditionnelles (et donc plus littérales), sont des outils précieux pour qui veut comprendre comment le texte original a été écrit. Elles offrent ainsi d’excellentes possibilités d’études comparées. 

Comme on peut le voir, les deux approches ne sont pas concurrentes mais sont absolument complémentaires, et leur utilisation conjointe est utile et nécessaire pour une bonne découverte et une étude efficace de la Bible. 

Y a-t-il une traduction parfaite ?
Définitivement, non !
Toutes les traductions contiennent des erreurs, car toutes ont été réalisées par des êtres humains ! Et l’homme est sujet à l’erreur.
De plus, bien que la Parole de Dieu ne change pas, le langage dans laquelle elle est traduite évolue. Le français est une langue vivante qui évolue et qui change ; Les mots prennent avec le temps des sens supplémentaires, voire différents.
C’est le propre d’une langue vivante : évoluer et changer ! Et c’est pour cela qu’aucune traduction de la Bible ne peut être qualifiée de définitive. Il n’y a pas de traduction qui fasse définitivement “ autorité ”.

La pensée et la culture
L’hébreu et le grec, dans lesquels la Bible fut consignée et transmise, sont des langages très différents du français. De plus, une langue reflète la pensée et la culture de son peuple.
Or, le peuple d’Israël de l’Ancien Testament, tout comme les peuples de Palestine du Nouveau Testament, étaient des peuples dont la pensée et la culture sont pour nous aujourd’hui très lointaines et pas toujours faciles à saisir pour nos esprits contemporains. Et bien sûr, ceci représente une source d’erreur possible non négligeable lors de la traduction. 

Les équivalents
Certains mots hébreux ou grecs n’existent tout simplement pas en français ! Ils n’ont pas de synonymes ni d’équivalents !
Prenons par exemple le mot “ amour ”. Le grec emploie trois mots (Agape, Philia et Éros), alors que le français n’en possède qu’un !

A vous de jouer
La Parole de Dieu a été préservée et transmise à travers les âges.
Sa transmission au cours des siècles, en dépit d’erreurs minimes, demeure unique dans l’histoire et en même temps très fiable.
Cette Parole est désormais disponible dans un langage accessible à tous. A nous de savoir profiter du travail des érudits et des traducteurs qui nous permettent d’étudier les Écritures à la lumière de plusieurs types de traductions, sans avoir à apprendre l’hébreu ou le grec !
Et qu’au-delà de l’étude, tout lecteur de la Bible puisse développer ainsi une véritable et intime relation avec son auteur divin ; le Créateur.
Et c’est bien cela l’essentiel !  

DS


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